Les concerts de l'été

« Benjamin Alard,Marc Mauillon, Roger Muraro, le Quatuor de la Scala de Milan et le Quatuor Scaligero, les « Dissonances » et Edwin Crossley Mercer ... » Les quatre soirées de l'été 2018 devraient s'avérer particulièrement brillantes, originales et d'une grande ampleur. Réunissant parmi les meilleurs interprètes français ou italiens, retenant des œuvres mythiques, dont une création mondiale , ces concerts permettront la découverte d'un exceptionnel claveciniste français, d'un jeune baryton à la notoriété grandissante, d'un ensemble réunissant parmi les meilleurs jeunes solistes et aussi de revoir à Paunat, Roger Muraro pour la découverte d'une œuvre inconnue d'olivier Messiaen, Edwin Crossley Mercer et le quatuor de la Scala de Milan, si appréciés du festival. Cette saison fera preuve d'audace et d'exigence tant pour les programmes que des interprètes retenus

Edwin Crossley Mercer et Ensemble les « Dissonances »

13 août 2018 - 20h30 Abbatiale de Paunat
Récital Edwin Crossley Mercer – baryton basse et Ensemble les « Dissonances »

C’est une soirée à Vienne que nous propose ce concert de clôture, faite de découvertes, d’émotion, de nostalgie et de lyrisme romantique. Nous y retrouverons le baryton basse Edwin Crossley Mercer dont l’élégance, la superbe diction, la sensibilité et la présence, nous avait subjugué en interprétant en 2014 une inoubliable «Belle Meunière» et en 2015 un récital enjoué, voluptueux et brillant d’airs et cantates de J. S. Bach, Purcell et Haendel avec le Concert de la Loge, pour célébrer notre vingt cinquième anniversaire. Après des études au conservatoire de Clermont-Ferrand, puis au centre baroque de Versailles, Edwin Crossley-Mercer, Irlandais-Français, a intégré la Hochschule fur Musik «Hanns Eisler» de Berlin, pour y être l’élève remarqué de Julia Varady, Thomas Quasthoff et surtout Dietrich Fischer Dieskau. Edwin Crossley Mercer vient d’interpréter Guglielmo de «Cosi Fantutte» à l’opéra de Paris, Leporello à Santiago du Chili, Brander de la damnation de Faust à Dresde, Anvers, Amsterdam, Hambourg, et Rodomonte dans l’Orlando Paladino de Haydn à Munich. Pour l’accompagner, huit musiciens de l’Ensemble «Les  Dissonances», pour la première fois à Paunat. Créé en 2004, à l’initiative de David Grimal, violoniste de très grand renom, l’orchestre rassemble des musiciens français et européens, solistes, musiciens d’orchestre et jeunes indépendants, pour interpréter les œuvres du répertoire lyrique sans chef d’orchestre. A géométrie variable ils disposent d’une grande liberté d’interprétation. Ils sont en résidence à l’Opéra de Dijon, accompagnent le projet musical de la ville du Havre et recoivent le soutien de nombreuses fondations. Depuis 2017, paraissent sous leur label, «Les Dissonances» leurs premiers enregistrements très remarqués. Pour cette soirée, ces huit jeunes talents, ont retenu trois ensembles de lieder germaniques, créant une enchevêtrement d’atmosphères, du rêve à l’ironie desenchantée, de la nostalgie à la fuite dans le voyage et la mélancolie. Ils sont extraits des grands recueils que sont «le chant du cygne» de F. Schubert et les célèbres «Ruckert Lieder» et «Le cor enchanté de l’enfant» de G. Mahler. Nous y retrouverons le bouleversant «Roi des Aulnes», l’inoubliable «Je me suis retiré du monde» et l’ironique «Prêche de Saint Antoine aux poissons» dans parfois des transcriptions orchestrales, spécialement réalisées pour cette soirée. En contrepoint, les quatre mélodies, extraites des Nuits d’Eté de H. Berlioz, apporteront un contraste délicat avec toute la grâce de leurs esquisses légères, de la gaieté de «Villanelle», l’élégance du «Spectre de la Rose» à l’humour précieux de «L’Ile inconnue». Comment mieux clore un tel récital, qu’en retenant l’incomparable et célèbre «Verklärte Nacht / la nuit transfigurée», écrite en 1899 à Vienne par A. Schoenberg, à l’âge de 25 ans, dont la perfection émotionnelle, les enchainements harmoniques évoquent la sensualité et la poésie de Tristan et Isolde ou de Richard Strauss, et diffusent tant d’émotion dans un scintillement incomparable. Cette soirée, de par sa rareté et ses interprètes, sera très certainement au nombre des grands moments de Musique en Sol. Parlez-en et retenez vos places !