Les concerts de l'été 2020

Le concert de la loge

12 août 2017

Direction Julien Chauvin - Sophie Junker soprano

Antonio Vivaldi
Ouverture de l’opéra « la verita in cimento » rv 739

  • « Il garderllino » concerto pour flute et cordes rv 428
  • Air « Zeffiretti qui sussuratte » rv 749
  • Concerto pour flute et cordes en do mineur rv 441
  • Motet « In furore iustissimae irae » rv. 626

Georg Friedricn Haendel

  • Cantate « Delirio amoroso » hwv 99

Nous retrouvons, à l’occasion de cette soirée de clôture, le Concert de la Loge qui, l’été dernier, avait célébré le vingt cinquième anniversaire de Musique en Sol, lors d’une soirée magnifique, véritable «fête musicale» et «feux d’artifice» d’airs et cantates
baroques.

Ce jeune ensemble, créé en 2015, par Juli en Chauvin, pour faire revivre le «Concert de la Loge Olympique», dirigé par le chevalier de Saint-Georges, «le Mozart antillais» de 1786 à 1789, multiplie, depuis, initiatives et créations. En seulement une saison, il s’est produit avec le contre-ténor Philippe Jaroussky en Europe et Amérique du Sud, a fait redécouvrir l’opéra «Le Cid» de Sacchini ou «Phèdre» de Lemoyne aux Bouffes du Nord… Le premier enregistrement de «Haydn-la Reine» paru chez Aparté, en octobre
2016, avec Sandrine Piau, a été salué par la critique (Diamant d’Opéra magazine, Grand Prix Chartres CROS…).

Julien Chauvin mène simultanément une carrière de violoniste, chambriste (quatuor Cambini Paris) et directeur musical du nouvel ensemble à géométrie variable. Pour ce concert, il dirigera 13 musiciens, dont notamment Sébastien Marq, célèbre flutiste à bec,
très connu pour ses interprétations de Vivaldi (la Notte avec l’ensemble Matheus et J.C. Spinosi pour le label Naïve).

Nous découvrirons aussi la jeune soprano belge, Sophie Junker, née en 1985, qui, après ses études à l’IMEP de Namur et à la Guildhall School of Music de Londres, s’est vu décerner les premiers prix du concours Cesti d’ Innsbruck et le Concours Haendel
de Londres.

Avec autant de grâce que d’aisance, Sophie Junker, remarquée par des maîtres tels que William Christie ou Jordi Savall, enchaîne les rôles titres, Galatée, Proserpine, Eurydice, Vénus, et se produit avec le Gabrieli Consort, Académie du Festival d’Aix en Provence, l’Opéra Royal de Versailles…

Au programme, des «Harmonies Vénitiennes» de Viv aldi et la fastueuse cantate opératique de Haendel dans sa période italienne, le «Delir io Amoroso» aux airs célèbres et favoris des grandes divas («Te lasciai la  luna» ou «Da quel Giorno
Natate») alterneront séduction, fureur et tendresse avec l’émotion et la délicatesse du «Zeffiretti che sussurate» et ses effets d’écho et le célèbre Alléluia du motet «In furore iustissimaeirae» du prêtre roux.
Des pièces instrumentales, l’ouverture de l’opéra «La verita in cimento» ZV 739, le délicieux concerto pour flûte et cordes « Il Gardellino», «Le chardonneret », et le concerto pour flûte et cordes en do mineur RV 114, complèteront cette
évocation magnifique du siècle d’or de la Sérénissime.

Ce programme, si généreux, devrait enthousiasmer ses auditeurs, de par sa composition, très réfléchie, son raffinement et sa cohérence. Un voyage qui devrait laisser le souvenir d’une soirée à la fois délicate et flamboyante.

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